Voilà tout ce qui attend les curieux prêts à franchir les portes de la cathédrale en partant de notre coin du Finistère.
La cathédrale Saint-Corentin, commencée vers 1239 sous l’égide de l’évêque Rainaud, signalait l'ambition de Quimper : devenir le centre religieux majeur de Cornouaille. Cette église, bâtie sur les vestiges d’un sanctuaire plus ancien, a été achevée au XVe siècle, traversant guerres, révolutions, restaurations et tempêtes (cf. Ville de Quimper).
La cathédrale tire son nom de Saint Corentin, premier évêque du diocèse, « Sant Kaourintin » en breton. Ceux qui aiment les légendes ne manqueront pas de s’arrêter devant la célèbre dalle de Saint-Corentin, où on dit que le saint nourrissait, chaque jour, un poisson qui repoussait miraculeusement dans son bassin : vieille histoire bretonne, symbole d’abondance et de providence.
Symbole du gothique breton, Saint-Corentin impressionne par ses deux flèches qui tutoient le ciel à plus de 75 mètres. Le saviez-vous ? Leur légère inclinaison n’est pas le fruit d’un accident, mais résulte de la volonté d’épouser la courbure de la rue et du terrain, particularité unique en France (source : Wikipedia). De la façade ouest, on admire cette élévation dramatique, tandis qu’à l’intérieur, la nef semble étirer son dos de pierre vers la lumière.
Parmi les plus remarquables de Bretagne, les vitraux de la cathédrale — dont le fameux triptyque du chœur (1868) — diffusent une lumière colorée spectaculaire. Certains éléments remontent au XVe siècle. Prenez le temps d’observer les scènes de la Passion, les portraits de saints bretons, et les motifs de lys dorés, hommage à l’histoire royale et spirituelle du lieu.
Le maître-autel orné de marbre polychrome, élevé en 1778, contraste par sa richesse avec la sobriété gothique alentour. On admire la finesse des dorures et l’équilibre du baldaquin.
Le chœur, récemment restauré (2019-2022, programme « cathédrale pour le XXIe siècle »), accueille une clôture du XVIIIe siècle et un reliquaire en argent. Chaque détail évoque la ferveur locale et le passage des générations.
Un passage à Quimper autour de Saint-Corentin n’est jamais qu’une histoire de patrimoine. C’est aussi l’occasion de goûter l’animation du vieux centre, de savourer une crêpe tout près (mention spéciale pour la crêperie « Chez Mamie Thérèse » située à 150m à peine), ou de s’attarder dans les ruelles pavées. Voici quelques suggestions pour parfaire l’excursion :
Bien plus qu’une simple halte architecturale, la cathédrale Saint-Corentin s’offre comme une immersion passionnante dans ce que la Bretagne a de plus profond : spiritualité ouverte, art engagé, vie locale pleine de nuances. S’y rendre depuis Plogastel, c’est relier d’un même souffle les hameaux paisibles du Cap Caval à l’ancienne capitale du pays. Qu’il s’agisse d’une matinée découverte, d’une sortie intergénérationnelle ou d’une pause avant un fest-noz quimpérois, c’est assurément un détour à inscrire dans l’agenda — pour ressentir, le temps d’une visite, tout l’écho et la beauté du patrimoine cornouaillais.
Pour préparer votre passage ou en apprendre plus, n’hésitez pas à consulter les sites officiels précités et à glaner, lors de votre visite, une brochure gratuite à l’entrée. Bonne promenade sous l’œil bienveillant de Saint Corentin !
Sources : Ville de Quimper, Wikipedia, Quimper Tourisme, Association des amis de la cathédrale Saint-Corentin
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