Riche de son histoire, la cathédrale Saint-Corentin de Quimper attire chaque année habitants de la région et voyageurs curieux. Point de repère spirituel, culturel et patrimonial à 25 minutes de Plogastel-Saint-Germain, elle étonne par sa structure gothique élancée, ses vitraux colorés et son atmosphère unique.
  • Chef-d’œuvre gothique du XIIIe siècle, témoin de l’histoire du Finistère
  • Des éléments à ne pas manquer : les vitraux, le maître-autel, le reliquaire de Saint-Corentin
  • Des visites guidées pour mieux comprendre l’architecture et la vie de la cathédrale
  • Des anecdotes : les flèches asymétriques, la croix celtique sur le porche
  • Un accès facile et rapide depuis Plogastel, avec conseils pour stationner et profiter de Quimper
  • Des idées de balades autour de la cathédrale pour parfaire la visite : vieux Quimper, musée départemental breton, crêperie incontournable
Voilà tout ce qui attend les curieux prêts à franchir les portes de la cathédrale en partant de notre coin du Finistère.

Un monument emblématique du pays de Cornouaille

Un peu d’histoire

La cathédrale Saint-Corentin, commencée vers 1239 sous l’égide de l’évêque Rainaud, signalait l'ambition de Quimper : devenir le centre religieux majeur de Cornouaille. Cette église, bâtie sur les vestiges d’un sanctuaire plus ancien, a été achevée au XVe siècle, traversant guerres, révolutions, restaurations et tempêtes (cf. Ville de Quimper).

La cathédrale tire son nom de Saint Corentin, premier évêque du diocèse, « Sant Kaourintin » en breton. Ceux qui aiment les légendes ne manqueront pas de s’arrêter devant la célèbre dalle de Saint-Corentin, où on dit que le saint nourrissait, chaque jour, un poisson qui repoussait miraculeusement dans son bassin : vieille histoire bretonne, symbole d’abondance et de providence.

Une architecture exceptionnelle

Symbole du gothique breton, Saint-Corentin impressionne par ses deux flèches qui tutoient le ciel à plus de 75 mètres. Le saviez-vous ? Leur légère inclinaison n’est pas le fruit d’un accident, mais résulte de la volonté d’épouser la courbure de la rue et du terrain, particularité unique en France (source : Wikipedia). De la façade ouest, on admire cette élévation dramatique, tandis qu’à l’intérieur, la nef semble étirer son dos de pierre vers la lumière.

  • Style gothique flamboyant et éléments romans conservés
  • Longueur totale : 92 mètres
  • Hauteur sous voûte : 18 mètres
  • Un plan particulier, légèrement dévié, qui épouserait selon la tradition la volonté de rappeler la tête du Christ penchée sur la croix

Ce qu’il ne faut pas manquer à l’intérieur de la cathédrale

Les vitraux, jeu de lumières et d’histoire

Parmi les plus remarquables de Bretagne, les vitraux de la cathédrale — dont le fameux triptyque du chœur (1868) — diffusent une lumière colorée spectaculaire. Certains éléments remontent au XVe siècle. Prenez le temps d’observer les scènes de la Passion, les portraits de saints bretons, et les motifs de lys dorés, hommage à l’histoire royale et spirituelle du lieu.

  • Le vitrail central du chœur : scènes de la vie du Christ et de Saint Corentin
  • Date des plus anciens vitraux : 1417, restaurés après leur destruction lors de la Révolution
  • Signatures : ateliers réputés de Nantes et de Rennes, tel le verrier Lobin

L’autel et le maître-autel baroque

Le maître-autel orné de marbre polychrome, élevé en 1778, contraste par sa richesse avec la sobriété gothique alentour. On admire la finesse des dorures et l’équilibre du baldaquin.

Le chœur, la clôture et le reliquaire de Saint-Corentin

Le chœur, récemment restauré (2019-2022, programme « cathédrale pour le XXIe siècle »), accueille une clôture du XVIIIe siècle et un reliquaire en argent. Chaque détail évoque la ferveur locale et le passage des générations.

Le mobilier et les œuvres à ne pas manquer

  • La dalle tumulaire de Alain Canhiart, vicomte de Cornouaille (date : 1058), un vestige du pouvoir des seigneurs du pays
  • Le jubé (rare en Bretagne) avec ses scènes sculptées
  • La statue de Saint Corentin, taillée dans la pierre de Kersanton
  • Les orgues monumentales de Cavaillé-Coll (1854), à la sonorité unique lors des messes ou récitals

Infos pratiques pour visiter la cathédrale Saint-Corentin depuis Plogastel-Saint-Germain

Accès et stationnement

  • Distance : 23 km, soit environ 25 minutes en voiture
  • Parking conseillé : parc de stationnement « Locmaria » ou « De la Résistance » (gratuits ou 2€/journée selon période)
  • Adresse : Place Saint-Corentin, 29000 Quimper
  • Transports en commun : Cars BreizhGo, ligne Quimper-Pont-l’Abbé, arrêt à moins de 5 min de la cathédrale

Horaires et visites guidées

  • Ouverture : Tous les jours, 9h/19h (horaires variables selon messes, offices et événements)
  • Visites guidées : De juin à septembre, visites commentées en français et breton, proposées par l’office de tourisme (Quimper Tourisme)
  • Accessibilité : Fauteuils roulants bienvenus via l’entrée sud, documents d’aide à la visite pour malentendants et familles

Tarifs et conseils pratiques

  • Entrée : gratuite (une boîte permet les dons pour la restauration)
  • Photographie : autorisée, sans flash
  • Conseils : Éviter les offices si l’on souhaite parcourir la nef et le chœur en toute tranquillité ; préférer le matin pour la lumière

Anecdotes et curiosités : la cathédrale comme lieu vivant

  • Les flèches de la cathédrale n’ont été achevées qu’en 1856, grâce à Prosper Mérimée (alors inspecteur des monuments historiques).
  • La croix celtique ornant le porche ouest témoigne du syncrétisme entre foi chrétienne et ancien druidisme breton.
  • Chaque année, la cathédrale accueille le « festival de musique sacrée » avec des ensembles de renommée internationale.
  • Des messes spéciales sont célébrées en breton lors de la Saint-Corentin (décembre), rendez-vous prisé des défenseurs de la langue et de la culture locale.

Déguster, flâner, s’émerveiller autour de la cathédrale

Un passage à Quimper autour de Saint-Corentin n’est jamais qu’une histoire de patrimoine. C’est aussi l’occasion de goûter l’animation du vieux centre, de savourer une crêpe tout près (mention spéciale pour la crêperie « Chez Mamie Thérèse » située à 150m à peine), ou de s’attarder dans les ruelles pavées. Voici quelques suggestions pour parfaire l’excursion :

  • Le musée départemental breton (juste en face), pour une belle collection sur l’histoire et l’art populaire, à mettre à portée de toutes les familles.
  • La balade le long de l’Odet, fleuve côtier aux reflets magiques qui traverse Quimper, parfait pour une digestion contemplative.
  • La rue Kéréon pour les vitrines artisanales (faïenceries, librairies, brocanteurs, glaces artisanales en été).
  • Le marché des halles Saint-François, tous les matins, où l’on retrouve le meilleur du terroir (kouign-amann, cidre du pays, pâtés et fromages bio…)

Pourquoi visiter la cathédrale Saint-Corentin reste une expérience forte à vivre depuis Plogastel ?

Bien plus qu’une simple halte architecturale, la cathédrale Saint-Corentin s’offre comme une immersion passionnante dans ce que la Bretagne a de plus profond : spiritualité ouverte, art engagé, vie locale pleine de nuances. S’y rendre depuis Plogastel, c’est relier d’un même souffle les hameaux paisibles du Cap Caval à l’ancienne capitale du pays. Qu’il s’agisse d’une matinée découverte, d’une sortie intergénérationnelle ou d’une pause avant un fest-noz quimpérois, c’est assurément un détour à inscrire dans l’agenda — pour ressentir, le temps d’une visite, tout l’écho et la beauté du patrimoine cornouaillais.

Pour préparer votre passage ou en apprendre plus, n’hésitez pas à consulter les sites officiels précités et à glaner, lors de votre visite, une brochure gratuite à l’entrée. Bonne promenade sous l’œil bienveillant de Saint Corentin !

Sources : Ville de Quimper, Wikipedia, Quimper Tourisme, Association des amis de la cathédrale Saint-Corentin

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